Yom

Songs For The Old Man
Sortie le 15 avril 2016
Label : Full Rhizome / Planetes Rouges – Buda Musique
Après 7 albums conscacrés indirectement à l’héritage culturel maternel (origines juives de Transylvanie) Yom revient avec une réinterprétation de l’exil américain de son père parti dans les années 50 aux Etats Unis. C’est sa relecture de son épopée, l’écriture de cette légende familiale, une traversée de l’Amérique romantique, nostalgique, onirique, mais aussi aride et violente.
Un album de folk songs clarinettistiques qu’il “chante” pour son père, à son père, mais aussi à tous ceux qui passent leur vie sur la route, les nomades, les hobos, les déplacés, les réfugiés…
Après 7 albums conscacrés indirectement à l’héritage culturel maternel (origines juives de Transylvanie) Yom revient avec une réinterprétation de l’exil américain de son père parti dans les années 50 aux Etats Unis. C’est sa relecture de son épopée, l’écriture de cette légende familiale, une traversée de l’Amérique romantique, nostalgique, onirique, mais aussi aride et violente.

Un album de folk songs clarinettistiques qu’il "chante" pour son père, à son père, mais aussi à tous ceux qui passent leur vie sur la route, les nomades, les hobos, les déplacés, les réfugiés...


YOM - « Mon amour pour l’americana est venu très tardivement. C’est le film (et sa musique bien sûr) Mad Bastard qui m’a révélé l’americana (australienne pour le coup) comme étant une musique passionnante. Le sujet était particulièrement touchant pour moi, un père aborigène d’Australie qui sort de prison au bout de plusieurs années d’emprisonnement et qui traverse intégralement l’Australie pour aller voir son fils qu’il n’a encore jamais vu. La musique d’Alex Lloyd et des Pigram Brothers soutient intégralement le film par de véritables chansons et révèle la beauté profonde de ce road trip extrêmement émouvant.

Depuis, l’envie de mélanger mes influences diverses d’Europe de l’Est à l’americana ne m’a plus quitté, et c’est plus tard que j’ai compris que ce film, cette musique me révélaient quelque chose de ma propre histoire avec mon père, qu’elle se devait d’être la musique de ce récit-là.

Le travail avec Aurélien Naffrichoux a été une évidence depuis le début. Nous avons commencé à jouer en duo il y a cinq ans, et c’est très naturellement que l’envie m’est venue plus tard de passer à une version en quintette, dans une instrumentation typiquement américaine (voix, deux guitares, basse batterie) si on considère que la voix est représentée par la clarinette. J’ai décidé alors de confier les arrangements et la co-direction musicale de cette nouvelle version à cinq, ainsi que la direction artistique du disque, à Aurélien, dont l’americana est vraiment la culture et la passion. Et depuis je n’ai cessé une seule seconde d’être heureux de cette décision !

C’est lui qui a transformé mes compositions originales en véritables chansons et qui a pris le parti, avec l’ingénieur du son Ludovic Palabaud, de ce son totalement acoustique et « roots », avec des prises uniquement live (à part les enregistrements additionnels de guitares, notamment de steel guitar, véritable âme de ce disque) rendues possibles aussi par la qualité incroyable des musiciens présents sur l’album : Sylvain Daniel à la basse avec lequel je travaille depuis plus de 10 ans (bassiste des Wonder Rabbis entre autres) et qui a pour moi le plus beau son qu’on puisse entendre actuellement sur cet instrument ; Guillaume Magne à la guitare folk, génial musicien instinctif, émotif, poétique ; et Mathieu Penot à la batterie, sorti du CNSM de Paris mais néanmoins grand connaisseur d’americana, au son et à la sensibilité absolument parfaits pour le projet.

Le disque s’est en grande partie fait dans le studio de Denis Barthe, batteur de Noir Désir chez qui j’avais déjà mixé deux albums précédents, magnifique endroit, véritable ranch landais perdu au fin fond de la forêt, entouré de chevaux et d’animaux sauvages, de pins à perte de vue et de 4x4 pick-up… l’Amérique en France, une perfection pour faire ce disque !

Pour compléter toutes ces magnifiques collaborations (qui me feraient quasiment croire à la possibilité du vivre-ensemble et à la beauté de l’humain !), les dessins de Fanny Ducassé, grande artiste qui a écrit et dessiné plusieurs livres pour enfants et à qui j’ai demandé de confectionner l’univers visuel du disque. Elle réalise ici une de mes plus belles pochettes et une frise intérieure de presque un mètre de long - d’une beauté onirique hallucinante - qui pourrait s’appeler comme une des chansons de l’album : « On The Endless Road » (sur la route infinie). Ce disque est issu d’une réelle collaboration où chaque intervenant est allé puiser au plus profond de son être pour donner sa vraie personnalité non altérée au projet, et je crois que c’est ce qui fait sa force : j’y parle de mon père et à mon père, mais chaque artiste présent sur cet album y parle avec le cœur, et l’auditeur qui l’écoutera avec le coeur pourra y entendre son histoire, sa traversée de l’Amérique, des steppes d’Asie Centrale, de l’Australie ou de la Méditerranée, l’histoire de sa mère, sa soeur, son demi-frère, son grand-père… En tout cas une histoire d’amour. L’Chaïm, Shalom, Salam, LOVE. »

AURELIEN NAFFRICHOUX – « J’ai toujours entendu dans la clarinette de Yom le son d’une voix, comme celle des bluesmen du sud des USA, des songwriters folk ou des chanteuses et chanteurs de country music.

J’ai eu à l’esprit la nécessité de trouver, dans l’arrangement et la réalisation, la façon la plus claire et directe d’illustrer le propos de ce recueil de chansons, comme je l’aurais fait avec une voix, un texte et un grand interprète.

Si klezmer (contraction des mots hébreux klez et zemer) signifie instrument et voix, et implique de faire sonner l’instrument comme une voix, avec autant d’émotion, d’inflexions, d’expressivité, alors la clarinette sur ce disque ne peut pas être plus « klezmer ». Elle est d’une douceur absolue, enregistrée dans la plus grande proximité possible, placée dans les compositions, les arrangements et le mix comme une voix dans une folk song, sans aucune réverbération (ou extrêmement peu selon les titres) venant susurrer son texte à l’oreille de l’auditeur, avec un son à la fois pur, suave et cru, sans aucun artifice. D’un point de vue technique de réalisation de l’album, les choix d’une prise de son acoustique, des amplis (essentiellement de vieux Fender), d’une batterie des années 50 avec une grosse caisse de 24 pouces, ainsi que des guitares (Gibson J50 1967, Guild Starfire III 1966, Fender Telecaster reissue 1952, Basse Rickenbaker mid 70’, Guild M20 1964, Danelectro Baritone, Steel Guitar 8 strings) nous a permis de prendre des options sonores radicales afin de se diriger irrévocablement dès l’enregistrement vers un son vintage totalement assumé. Les influences marquantes de ce disque sont les productions de T-bone Burnett (Alison Krauss et Robert Plant, Gillian Welch, Elvis Costello…), la scène indépendante américaine (Midlake, Neko Case, the Decemberists…) sans oublier les monstres sacrés que sont Neil Young, Townes Van Zandt, The Band ou Gram Parsons. »

 Yom : compositions, clarinettes
 Aurélien Naffrichoux : arrangements, guitares, guitares électriques, steel guitar, guitare baryton
 Guillaume Magne : guitares, dobro, banjo
 Sylvain Daniel : basse
 Mathieu Penot : batterie