Nocturne

Remixes
Sortie le 16 juillet 2021
Label: Heavenly Sweetness
Si « Nocturne » est un album 100% acoustique, David Walters ne pouvait pas, ne pas y mêler la musique électronique. Cette fois, ce n’est pas lui qui s’est mis derrière les machines mais il a demandé à plusieurs de ses producteurs favoris de faire des remixes pour un EP complet.
“Mama (Henrik Schwarz remix)”

A tout seigneur, tout honneur. On ouvre le bal avec un grand monsieur de la house music, deep et soulful : Henrik Schwarz. Un remixeur capable de marier la rigueur de l’électronique allemande avec les musiques du monde, comme il l’a prouvé avec son remix de Ebo Taylor. Henrik emmène “Mama” sur des nouveaux terrains sonores, à la fois puissants et pleins de finesses.  Les cordes de la kora de Ballaké Sissoko, du violoncelle de Vincent Segal et de la guitare de David s’entrelacent autour du beat martial et des synthétiseurs éléctroniques. DEEP!

“Baby Go (Synapson remix)”

C’est une surprise que le duo electro français a fait à David avec ce remix. Les Synapson offre un véritable voyage musical, commençant tout en douceur acoustique  avec seulement guitare, violoncelle, clavier et flute avant qu’un beat imparable viennent faire s’élever le titre vers des horizons célestes. On écoute, on ferme les yeux et on voyage pendant 7”25.

“Papa Kossa (Batida remix)”

Batida est l’un des producteurs emblématiques de la nouvelle scène lisboète, mélant dans sa musique l’électronique au Kuduro, au soukouss ou autre benga. Pour ce remix, David lui a donné carte blanche et il n’est pas parti là où on l’attendait, sur un remix tropical, mais plutot sur une version sombre et techno de “Papa Kossa”. Plus proche de Detroit que de Lisboa.

“Sam Cook Di (Folamour remix)”

Quelle joie d’avoir un remix du producteur français en train d’exploser à l’international! Folamour avait justement décliné poliment la demande de remix, préferant se concentrer (à juste titre) sur la sortie de son album. Mais comme souvent dans les belles histoires, la passion de la musique l’a emporté. A l’écoute du titre et parce qu’il suit Heavenly Sweetness depuis des années, il a finalement accepté et s’est enfermé directement en studio pour produire cette version House et joyeuse de “Sam Cook Di”. Un titre qu’on a tout de suite envie d’écouter à plein volume sur un gros soundsystem avec pourquoi pas les pieds dans le sable.

“Papa Kossa (Déni-Shain & Mister Francky remix)”

Ici le remixeur arrive tout droit des Antilles, du légendaire Studio Debs de Point-à-Pitre, c’est Deni Shain qui avait déjà remixé avec brio « Mama » sur le précèdent album de David. Deni Shain a su garder la musicalité de la Kora et du violoncelle tout en reconstruisant complètement le groove, grâce à un beat électronique et l’ajout de percussions antillaises. Alors « Papa, Où t’es parti comme ça? », la réponse est évidente, c’est directement sur la piste de danse!!

"Vansé (Voilaaa remix)"

Attention cette fois, c’est l’homme de confiance qui intervient, le producteur du lumineux “Soleil Kréyol”, Bruno Patchworks (également tête pensante du  projet Voilaaa). Patchworks a lui décidé de ré-enregistrer tout le morceau et de ne garder que les vocals. Ainsi l’entraînant « Vansé » part en vol direct à Haïti pour un grand bain dans le « Compas » la musique emblématique de cette île. A l’écoute de cette basse bondissante, de ces percussions entêtantes et de ce refrain répété à tue-tête, on n’entend plus « Vansé » mais « Danser… danser…danser ». Tropical fever!!

"Freedom (Pushin wood remix)"

Pour ce remix, on reste dans les Caraïbes mais on change d’île, passant de la Martinique à la Jamaïque, tout ça grâce à un producteur scandinave Pushin Wood. George (de son vrai nom) emmène le vocal scandé de David sur une rythmique reggae digitale, avec en prime les skanks de guitare enfumée comme on les aime.

"Sa En Yé (Woodini remix)"

David Walters garde toujours une oreille attentive à la scène musicale de son île, la Martinique. Et pour clôturer en beauté cet EP, il a fait appel à un jeune producteur antillais : Woodini. Comme toute bonne production moderne, les claviers sont sombres et hypnotiques, la rythmique lourde et la voix bien à l’avant du mix. Avec un jeu sur les voix qui rappelle la tradition antillaise du Boulagèl, cette percussion faite avec la bouche.