Kham Meslien

Vévés Électriques
Sortie le 13 novembre 2026
Label: Heavenly Sweetness
Posté sur une mer d’huile, c’est une immensité de directions à emprunter qui s’offrent à Kham Meslien pour « Vévés électriques »,  son deuxième album après « Fantômes… Futurs ».
Avec pour seuls embarcation et sextant sa contrebasse et son archet, c’est pourtant bien un voyage lointain qui se profile. Vibrations et claquements de cordes sur le bois tracent rapidement des lignes et des sinuosités à la surface de l’eau, autant de routes à suivre avant de s’en éloigner pour que le voyage extérieur deviennent aussi un périple intérieur.
Passée une improvisation destinée à éclairer la navigation, des terres isolées se sont découvertes. Les rivages de l’Islande, des terres du grand nord, endroits isolés du reste du monde par des immensités aquatiques. Îles battues par la rudesse d’un climat qu’on ne peut affronter qu’en puisant la chaleur au fond de soi-même…
Posté sur une mer d’huile, c’est une immensité de directions à emprunter qui s’offrent à Kham Meslien pour « Vévés électriques »,  son deuxième album après « Fantômes… Futurs ».
Avec pour seuls embarcation et sextant sa contrebasse et son archet, c’est pourtant bien un voyage lointain qui se profile. Vibrations et claquements de cordes sur le bois tracent rapidement des lignes et des sinuosités à la surface de l’eau, autant de routes à suivre avant de s’en éloigner pour que le voyage extérieur deviennent aussi un périple intérieur.
Passée une improvisation destinée à éclairer la navigation, des terres isolées se sont découvertes. Les rivages de l'Islande, des terres du grand nord, endroits isolés du reste du monde par des immensités aquatiques. Îles battues par la rudesse d'un climat qu'on ne peut affronter qu'en puisant la chaleur au fond de soi-même.

Puis l’arc Caribéen est apparu. L’archipel, décor d’expériences joyeuses ou troublantes qui ramène Kham à une enfance dont les années l’ont éloigné. N’empruntant pas le chenal conventionnel de la musique des lieux, c’est en convoquant ses souvenirs aux couleurs encore vives que les Antilles s’expriment.
Au travers de la brume matinale, les percussions de Roger Raspail se connectent dans les mêmes fréquences du groove. Contrebasse et peaux frappées deviennent alors compagnons d’une route qui croise celle du saxophone de Laurent Bardainne. Porteur d’un message onirique, le vibraphone de David Neerman rejoint aussi la narration pour en écrire quelques chapitres, quand d’autres sont envoûtés de la flûte et du chant  de Naïssam Jalal.

A la surface, par les thèmes sur lesquels naviguent les morceaux, ce sont les paysages qui se décrivent lentement et changent de formes à mesure que le rivage se rapproche ou s’éloigne. S’écarter du balisage pour se laisser dériver, s'affranchir de l’acoustique pure pour y ajouter des boucles d’abord jouées avant d’être échantillonnées, permet à Kham de partir explorer les profondeurs. De l’océan comme de son âme. De rejoindre un monde d’improvisations qui se découvre en même temps qu'il explore. Scrutés au plus près, les sentiments deviennent alors des conques à ramasser et contre lesquelles coller son oreille pour les ressentir intensément jusqu’à les matérialiser.
Cette mer qui apparaissait paisible est devenue le théâtre d’histoires et d’images qui se sont succédées, puis additionnées pour faire naître un récit plus grand.
En concert le 10 décembre 2026 au Studio de l'Ermitage