Kavita Shah

Visions
Sortie le 15 sept 2014
Label : Naïve
“Visions”, telle une mosaïque nous présente une nouvelle voix incroyablement originale et tournée vers le monde. Chanteuse et compositrice, elle allie de nombreuses influences musicales, culturelles et personnelles en un formidable premier album combinant quintet de jazz, tablas indiens et kora ouest-africaine, le tout coproduit par Lionel Loueke, le célèbre guitariste de jazz béninois qui partage les inspirations de la chanteuse et sa vision d’une musique aux multiples influences. Dans ce premier album, elle s’attaque avec respect et une bonne dose d’audace à certains monuments de la musique (Saudade de Cesaria Evora, Visions de Stevie Wonder, Little Green de Joni Mitchell, Paper Planes de M.I.A, Deluge de Wayne Shorter….) mais propose aussi certains arrangements tout aussi personnels de raga traditionnels.
"Visions", telle une mosaïque nous présente une nouvelle voix incroyablement originale et tournée vers le monde. Chanteuse et compositrice, elle allie de nombreuses influences musicales, culturelles et personnelles en un formidable premier album combinant quintet de jazz, tablas indiens et kora ouest-africaine, le tout coproduit par Lionel Loueke, le célèbre guitariste de jazz béninois qui partage les inspirations de la chanteuse et sa vision d’une musique aux multiples influences. Dans ce premier album, elle s’attaque avec respect et une bonne dose d’audace à certains monuments de la musique (Saudade de Cesaria Evora, Visions de Stevie Wonder, Little Green de Joni Mitchell, Paper Planes de M.I.A, Deluge de Wayne Shorter....) mais propose aussi certains arrangements tout aussi personnels de raga traditionnels.

Visions représente l’héritage multiculturel de Kavita Shah, née à New York, d’origine indienne et parlant couramment espagnol, portugais et français. Elle s’intéresse à de nombreux styles musicaux : le hip-hop des années 1990, la musique afro-cubaine, et la bossa nova, elle a étudié le chant jazz et le piano classique. Elle est fascinée par l’ethnomusicologie qu’elle a étudiée à Harvard.

Son grand-père paternel a émigré de Bombay à New York dans les années 1940 et après avoir assisté à la naissance des Nations Unies, il est rentré en Inde et a été le premier éditeur à ramener des livres américains. Le père de Kavita est allé à son tour à New York pour ses études. La mère de Kavita est née dans une famille de treize enfants et son père voulait coûte que coûte éduquer ses filles plutôt que de simplement les marier. La musique était proscrite en tant que distraction. "Je n’ai pas grandi dans un foyer traditionnel," rappelle Shah. "Mes parents voulaient me confronter à la musique, ils n’avaient pas eu cette chance en grandissant. Cela ne se résumait pas aux chansons de films en hindi ou à la musique classique indienne. Ils ont émigré à New York dans les années 1970, il y avait donc beaucoup de pop à la maison : Les Beatles, Michael Jackson, Frank Sinatra."

Ces deux aspects d’une diversité musicale précoce sont présents dans Visions : Shah chante "Little Green" de Joni Mitchell et "Visions" de Stevie Wonder tandis que l’un de ses premiers collaborateurs sur le projet était le joueur de tabla Stephen Cellucci. Ils se sont rencontrés au cours de leur travail sur le projet "Rabi Thakur" du virtuose de tabla Samir Chatterjee.

"Cela fait longtemps que je ne m’étais pas autant emballé pour un projet," cite Loueke. "Kavita est une vraie artiste. C’est une grande chanteuse, mais dans la façon dont elle compose elle ne pense pas qu’à la voix. Elle aurait pu être saxophoniste ou joueuse de cuivres."

Shah a passé son enfance à écouter HOT 97, la plus importante station de hip hop new-yorkaise, ce que l’on retrouve dans son interprétation avec des tablas du morceau "Paper Planes" de M.I.A. À 10 ans, elle a rejoint le Young People’s Chorus of New York City, un chœur de jeunes récompensé avec lequel elle se produisait régulièrement dans des lieux tels que le Carnegie Hall et le Lincoln Center.

C’est au sein de ce chœur que Shah a fait la rencontre du jazz, et il est resté en elle. "Nous chantions tout, des morceaux habituels, de l’opéra, de la musique pop et folk, des pièces contemporaines de grands compositeurs comme Meredith Monk," se souvient Shah. "Pour moi, il était tout à fait normal que tous ces types de musiques puissent coexister, et d’une certaine façon, j’essaye depuis de reproduire cette expérience."

Shah a achevé à Harvard des études portant sur l’Amérique latine. Elle a vécu au Pérou puis au Brésil, où elle a mené des recherches sur la musique afro-brésilienne dans une favela de Bahia. Cette période est rappelée dans son duo rythmiquement très entraînant avec Lionel Loueke sur le morceau "Oju Oba" d’Edil Pacheco/P. C. Pinheiro, ainsi que dans sa propre composition "Moray" (récompensée du ASCAP’s Young Jazz Composers Award), nommée d’après un site archéologique inca et inspiré par le poème épique de Pablo Neruda "Las Alturas de Macchu Picchu."

Après ses études, Shah s’est investie dans des projts caritatifs après notamment de Human Rights Watch jusqu’à ce qu’elle reçoive les conseils d’un ange gardien inattendu, et pas des moindres : la légendaire chanteuse Sheila Jordan. "J’étais sur le chemin du travail quand les portes du métro se sont ouvertes," se rappelle Shah, "et là, Sheila Jordan en chair et en os. À l’époque, je n’avais aucun mentor de jazz et était un peu perdue. En 15 minutes de métro, Sheila m’a tout simplement donné toutes ses recettes et visions pour la vie.

Et tout a commencé…

Infos :

www.kavitashahmusic.com