Denis Gancel Quartet & Cie

Méli-Mélo
Sortie le 27 mai
Label: Carte Blanche Record

Le piano Steinway de Denis Gancel, le sax soprano et la clarinette de Philippe Nadaud, la basse de Nicolas Chelly, la batterie de Hidéhiko Kan ; depuis ses débuts le Denis Gancel Quartet s’appuie sur les mêmes éléments.


Miscellanées, Bric-à-Brac, Puzzle et, aujourd’hui, Méli-Mélo, l’appellation est à chaque fois différente, mais le cépage toujours le même. Une variété musicale que Denis Gancel cultive patiemment, où inspirations et écriture, partitions et liberté, jazz et classique s’y assemblent pour, à chaque fois, donner naissance à un cru nouveau.

Le piano Steinway de Denis Gancel, le sax soprano et la clarinette de Philippe Nadaud, la basse de Nicolas Chelly, la batterie de Hidéhiko Kan ; depuis ses débuts le Denis Gancel Quartet s’appuie sur les mêmes éléments.


Miscellanées, Bric-à-Brac, Puzzle et, aujourd’hui, Méli-Mélo, l'appellation est à chaque fois différente, mais le cépage toujours le même. Une variété musicale que Denis Gancel cultive patiemment, où inspirations et écriture, partitions et liberté, jazz et classique s’y assemblent pour, à chaque fois, donner naissance à un cru nouveau.


Un millésime inédit qui jamais ne vieillit, mais qui se bonifie et gagne en opulence, développe ce bouquet devenu son âme. La maturité d’un jazz fondé sur une histoire de fidélité contribuant à sa solidité, sa plénitude autant que sa richesse. Les caractères de chacun qui se complètent plus qu’ils ne s'additionnent, avec le Denis Gancel Quartet, on ne parle plus d'équilibre, mais bien d’harmonie.


Si l’étiquette mentionne le quartet, la dégustation révèle, à certains endroits, un groupe qui devient trio et Terreur Des Mouches à Gâteaux à basse funky. A d’autres, il se réduit à l’unique piano de Denis Gancel pour Smile, le standard de Charlie Chaplin. Le jeu de la reprise, Gancel s’y livre ici pour la première fois, donnant également sa propre version de Sous le Ciel de Paris, chanté par Juliette Gréco.


Contempler ce Méli-Mélo à la lumière dans un large baccarat, faire tourner ses thèmes et ses mélodies, c’est aussi le laisser délivrer ses subtilités autant que ses notes vocales brésiliennes. Féminines, suaves et caressantes, elles rendent hommage au lever du soleil, aux Basques, ou à la terre natale de la chanteuse Juliana Olm, elle qui, le temps de cinq titres, s’invite dans un quartet dont elle semble avoir toujours fait partie.


Charnu par endroits, fondu à d’autres, c’est bien lorsqu’il se retrouve au complet que le quartet exalte toute sa complexité qu’il épice parfois des notes d’accordéon d’Inaki Dieguez, ou réhausse des percussions de Luis Camino. Et parce que certains titres de son répertoire se sont bonifiés avec les ans, Denis Gancel remet Belharra (de l’album Bric-à-Brac) dans son taste jazz, le réoxygène, l’assouplit pour lui faire libérer de nouveaux arômes qu’il a lui-même appris à charpenter avec le temps.


Dans la robe organique et chaleureuse de Méli-Mélo se reflètent les boiseries du Mecca Recording Studio près de Saint-Sébastien au Pays Basque, ce lieu où le quartet a pris ses habitudes. Cet endroit où, ensemble, ils ne font plus qu’un. Chacun se laissant guider par l’inspiration du moment, avec la liberté de ne pas se laisser enfermer dans un cadre. De jouer en écoutant l’autre, attentif à ses appels au moment de partir en solo. Et faire de Méli-Mélo, un nouveau millésime de onze titres assemblés par Denis Gancel mais dont chacun pourra faire varier la composition pour lui donner, à chaque écoute, un caractère différent et unique.