Cotonete

Victoire de la musique
Sortie le 2 février 2024
Label: Heavenly Sweetness
Prendre son temps. Pour Cotonete, un art de vivre. Quinze ans d’existence avant que leur premier album ne voit le jour en 2019, les parisiens ont pris le temps d’apprécier la vie et les heures passées ensemble sur scène. Un temps qui, sous le groove Brésilien de leur jazz-funk hommage à Azymuth, à Jorge Ben, et à d’autres, donne forcément l’impression de s’écouler moins vite qu’à l’accoutumé. Trois ans sont passés et, après quelques maxis, arrivé le moment de donner un successeur à Super Vilains.
Et là, le temps s’est accéléré.
Prendre son temps. Pour Cotonete, un art de vivre. Quinze ans d’existence avant que leur premier album ne voit le jour en 2019, les parisiens ont pris le temps d’apprécier la vie et les heures passées ensemble sur scène. Un temps qui, sous le groove Brésilien de leur jazz-funk hommage à Azymuth, à Jorge Ben, et à d’autres, donne forcément l’impression de s’écouler moins vite qu’à l’accoutumé. Trois ans sont passés et, après quelques maxis, arrivé le moment de donner un successeur à Super Vilains.
Et là, le temps s’est accéléré.

Huit musiciens en vase clos, Guts aux manettes de la production et de la réalisation, l’idée de départ d’une semaine de résidence pour faire érupter les idées est finalement devenue aussi celle de l’enregistrement. Travail à flux tendu, nuits raccourcies autant que le délai imparti, Cotonete a dû retourner à son avantage ces conditions peu favorables.
Sept jours pour tout faire. Mission difficile quand on aime prendre son temps.
Dans ce studio de l’Est de la France où Cotonete avait monté le camp musical, le toit s’est rapidement et distinctement détaché dans le paysage enneigé Puis toute la bâtisse s’est dessinée. Trop de chaleur interne à contenir pour permettre aux flocons de s’accumuler. Car, quel que soit le climat, quel que soit l’endroit, dans le groove, les cuivres, les claviers et les guitares, c’est toujours le Brésil des 70’s qui chauffe le cœur musical de Cotonete. Pour ce nouvel album, ses vannes se sont grandes ouvertes, en sortie comme en entrée. Dangereusement exposé aux solis, le jazz-funk auriverde des parisiens s’est aussi laissé pénétrer par la soul du dandy à dreadlocks Omar. Pris dans une boucle hypnotique avec le soulman made in USA Leron Thomas, c’est guidé par la voix Sabrina Malheiros, qu’il a opéré une fusion cuivré entre samba et funk intransigeant Avec Gystere, il a pulsé dans une atmosphère plus disco.aux claviers rétro-futuristes. En réinterprétant un thème de Francis Lay, il a connu l’aventure palpitante et les émotions cinématographiques aussi trépidantes que poétiques.

De conditions climatiques peu favorables, Cotonete a enregistré un album qui s’évade en ligne droite vers l’ouest, traverse l’atlantique, termine sa course dans le sable fin d’une plage située sous l'équateur.

D’une semaine à combattre les aiguilles d’une horloge qui les rapprochaient toujours un peu plus de l’échéance, mis sous tension créatrice, ils ont pensé et réalisé ce deuxième album avec une liberté totale. A contre-courant des diktats à suivre pour en remporter une, il est une victoire pour leur musique. Une Victoire De La Musique.

Car, en dépit des tempêtes à traverser, Cotonete restent ces Super Vilains qui s’en sortent toujours à la fin.
En concert le 4 mai au New Morning