« Badyo est un vieux rêve. J’ai conçu une musique ouverte, capverdienne, et donc inséparable de la danse, avec des racines et des tentacules dans toutes les musiques. Une fête des peuples africains, américains, antillais, européens, asiatiques, australiens… Cependant Badyo invite aussi à la méditation, à la sérénité, à la paix intérieure et globale (comme dans Reza). Badyo est également un disque de sodade (notamment dans les chansons sur la mer), de réflexion sur des thèmes encore tabou, comme l’émigration clandestine, l’intolérance religieuse (Santo Amado), les langues minoritaires et les minorités (Alter), sur le racisme, la pauvreté, l’environnement (Amar Elo). Pendant la préparation de ce disque, j’ai donné un bon nombre de conférences dans diverses universités dans le monde sur le thème du Métissage. Badyo va continuer ce travail, avec des conférences, des débats, des workshops, à coté des concerts. C’est un album pour toutes les ambiances dans son concept même. C’est une musique sans frontière, qui passe du jazz au baroque et à la musique contemporaine, et qui peut être jouée dans une petite salle aussi bien que dans un stade. C’est ça la musique du Cap-Vert. »

Mario Lucio