La rumba, une histoire d’allers et retours

Chaque continent a sa rumba. A Cuba, le mot désigne un genre créé par les descendants d’esclaves, dansé, chanté en chœur et accompagné par des percussions. Aux Etats-Unis, « rhumba », avec un h (allez savoir pourquoi) est l’étiquette collée à toutes les musiques cubaines dès les années 20, à la suite du succès de El Manisero, la chanson de Moisés Símons. En Espagne, la rumba est une branche mineure du flamenco, influencée par les rythmes afrocubains et méprisée par les puristes. Et il existe une autre rumba, née sur les deux rives du fleuve Congo, fille de la passion des Africains pour les musiques venues des Caraïbes. Bien avant le rock’n roll, la musique cubaine a conquis la planète grâce aux moyens de diffusion de masse, la radio et le disque. Quand le son, la guajira, le boléro ou le guaguanco sont arrivés en Afrique, les Africains leur ont trouvé un air de famille, les ont adoptées puis, très vite, s’en sont inspiré.
LOKO MASSENGO - LEAD VOCAL AND CORO
WUTA MAYI - LEAD VOCAL AND CORO
NYBOMA - LEAD VOCAL AND CORO
BUMBA MASSA - LEAD VOCAL AND CORO
SYRAN MBENZA - RHYTHM & LEAD GUITAR