VAISON-LA-ROMAINE
Théâtre du Nymphée
Du 11 au 13 août 2010

Pour sa troisième édition, le festival Au fil des Voix, le rendez-vous des musiques du monde, revient avec trois soirées dédiées à la Voix.
Du 11 au 13 août 2010, en plein cœur des vestiges romains du Théâtre du Nymphée, le public aura le plaisir de découvrir la richesse d’une musique et d’un héritage spécifique.
Cette année, le festival déroulera son fil autour du Tango avec Débora Russ puis vers le Fado avec António Zambujo en passant par le chant classique arabe

de Dorsaf Hamdani pour un voyage vers la tradition de quelques uns des genres musicaux les plus intenses et passionnés.
Chaque artiste offrira son style et sa manière de sublimer son art avec pour seule ligne directrice l’excellence de la création et de l’interprétation.

Saïd Assadi - Directeur

11 AOUT 2010 – 21h30 - Débora Russ, Argentine

Débora Russ est une artiste singulière. Il suffit de la voir remplir la scène de son charisme, de sa grâce et de son élégance. Découvrir sa voix, son tempérament et sa richesse d’interprétation au timbre sensuel et velouté ; c’est être transporté par sa musique vers les profondeurs des sentiments humains.
Elle met sa voix au service de la poésie et de la musique. Artiste versatile, elle interprète des répertoires et esthétiques du Tango les plus variés : Tango traditionnel en passant par le Tango contemporain, nuevo et éléctro.
Avec son Ensemble Débora reste fidèle à sa conception atypique et novatrice du Tango, se caractérisant par une écriture musicale et une palette sonore riche en images et expressivité. Pour cela, elle s’est entourée de musiciens qui, en dehors de leur maîtrise du langage « tango » ont une grande connaissance des musiques improvisées (jazz ou contemporaines) et latines.
C’est en quartet (voix, bandonéon, guitare, contrebasse) à Vaison-la-Romaine que Débora affirmera son désir, « écrire une musique non seulement de Buenos Aires « portéña », mais également d’Argentine et d’Amérique latine ».

12 AOUT 2010 – 21h30 - António Zambujo, en trio, Portugal

Enfant de l’Alentejo, António s’est initié très jeune au « Cante Alentejano » chant polyphonique, d’accompagnement du travail, typique de cette région du sud-ouest portugais. Plus tard il apprend la clarinette qu’il délaisse pour s’adonner pleinement au Fado. Il est remarqué par Mário Pacheco, virtuose de la guitare portugaise, ancien compagnon de route d’Amália Rodrigues, et propriétaire du Clube do fado, l’une des plus illustres « maison » de fado de Lisbonne. António s’y produit souvent jusqu’au moment où il rentre dans l’aventure d’Amália, cette comédie musicale retraçant la vie de la diva qui a durant 6 années, écumé le moindre village du Portugal et quelques capitales européennes. A ce stade sa formation de fadiste est accomplie. Mais à cette religion monothéiste, où tout découle d’une seule déesse, il fait des écarts en s’adonnant à l’écoute intensive d’autres héros. Caetano Veloso, Chico Buarque ou João Gilberto trouvent une place dans son panthéon et leur approche musicale lui donne des arguments pour peaufiner sa voie. Il retient les leçons de retenue de la bossa nova et de ses descendants et nous en fait profiter en trio (guitare classique, guitare portugaise et contrebasse) à Vaison-la-Romaine.

13 AOUT 2010 – 21h30 – Dorsaf Hamdani, Tunisie

A vingt ans déjà, elle s’envolait hors du pays pour participer à un festival célèbre et revenir avec une médaille (Amman 1995).
Ses nombreux passages au temple de la musique arabe, l’Opéra du Caire lui valent d’être reconnue et sollicitée par de grands maestros, Salah Ghoubachi, Selim Sahab, etc. Leurs commentaires sur les performances de Dorsaf sont des plus élogieux. Et cette aisance, dans les difficiles couplets de Warda, de Najet ou de la diva Oum Kalthoum, dans les incantations de la musique soufi elle la doit à une puissante émotion que Dorsaf va chercher dans les profondeurs de sa passion pour la musique.
Elle puise dans sa culture musicale et son amour pour les musiques traditionnelles, toutes les musiques filles d’un terroir, d’une valeur, d’un esprit, d’une Histoire. Dorsaf crée son propre style, elle n’imite pas, elle chante, avec ses propres vibrations, des textes écrits et mis en musique par de grands artistes. Sur scène, elle est à la fois une voix exquise, des gestes discrets et un sourire d’enfant. Elle contrôle tout mais donne libre cours à sa vibrante émotion qui, pour notre bonheur, la subjugue et nous ravit.

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