À mesure que la planète, portée par la globalisation, s’enflammait pour les musiques du monde, nombre d’artistes ont tenté de mettre en lumière les passerelles reliant le blues et l’Afrique. Si ces créateurs ont échoué dans leur immense majorité, le plus souvent parce qu’ils s’évertuaient à établir des cousinages artificiels entre le Premier Continent et sa diaspora américaine, deux artistes font exception à la règle : le grand Taj Mahal, pour avoir su instaurer un échange équitable entre la note bleue et les complaintes du Mali ou de Zanzibar, au lieu de surfer sur des racines communes perdues depuis longtemps ; et Roland Tchakounté, parce qu’il a eu l’intelligence de comprendre que l’héritage commun de l’Afrique et du blues n’était pas sa grammaire, mais son âme.

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