En 1981, le socialisme a libéré les ondes hertziennes, et l’émergence des radios libres fut un raz-de-marée liberticide dont moi-même, en toute modestie, en ai été le récipiendaire (ou le bénéficiaire) et le profiteur, comme on dit à la bourse. Ma recette était simple, comme pour les quatre quarts : 1/4 d’actualité, 1/4 de fiction, 1/4 de vécu et 1/4 de showbiz, c’est-à-dire les invités. Naturellement, parfois il m’arrivait de laisser cramer le gâteau. Mais bon, boostés par la quotidienneté et l’auditoire, il nous arrive à tous de dire des conneries dans le poste. En tout cas, je ne me suis pas servi des invités pour faire mes effets. La preuve en est que je ne parlais pas souvent d’eux. (1/4). Sans me prendre pour un redresseur de torts, les chroniques que j’ai commises avec la complicité de mes co-auteurs Michel Ehlers ou Azerthiope avaient surtout pour thème le scepticisme. On entend tellement de bobards, de pipeaux, de cracs et de conneries dans le but de nous endormir, entuber et faire accepter le pire, qu’il serait dommage de ne pas s’en inspirer. Ce n’est quand même pas ma faute si on solde les malheurs du monde et que chaque semaine il y’a une nouvelle promotion.

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