« Rendez vous ce soir, chez Fatimata, nous allons danser jusqu’à l’aube, mon ami... » Ce doux refrain en version latino en aura fait danser plus d’un. C’était au temps béni des premières années de l’indépendance du Mali. Et ce titre en fut la bande-son, un hymne qui sera vite repris dans toute l’Afrique de l’Ouest. « Ça a fait un boom tout de suite ! Pas une fête sans ce tube-là ! C’était très chaud ! », se rappelait il y a quelques années Cheikh-Tidiane Seck, futur incontournable de la musique moderne malienne, qui fut bercé par ce son diffusé sur les ondes de la radio nationale, mais qui marqua tout autant les esprits outre-Atlantique, à Cuba. C’était là, dans les mythiques studios Egrem logés au cœur de La Havane, qu’il fut enregistré par les Maravillas du Mali, des étoiles que certains iront même jusqu’à comparer à l’Orquestra Aragon, l’institution locale. Pas de doute, ce premier primesautier 45-tours fit définitivement entrer le Mali dans l’ère moderne. Quelques mots bien balancés pour conter sur fonds de flûtes enchantées et de percussions endiablées l’histoire véridique d’une hôtesse de l’air de la Sabena, cousine du batteur de l’orchestre, à qui le flûtiste Dramane Coulibaly donna rendez-vous pour aller guincher jusqu’à l’aube… Quelle histoire !

Liens

  • Facebook