Quand, dans les années 80, le hip hop est venu abattre ses cinq disciplines sur nos têtes adolescentes, certains ont pris un micro, d’autres une bombe de peinture. D’autres encore ont investi dans un carré de lino pour se mettre à la danse. Moi, ça a été le djing. Avant de m’intéresser aux machines et au beatmaking, avant de savoir à quoi pouvait ressembler une session studio, un arrangement ou la composition d’un morceau. Avant de produire et de diriger moi-même des artistes, les platines ont été mes premières amours.

Des heures à scratcher, pass-passer, cuter, mixer des disques qui, au fil des années, ont constitué une collection et, surtout, une partie intégrante (et imposante !) de ma vie.
L’idée de me remettre à les manipuler sur les feutrines a commencé à me titiller il y a six ou sept ans, quand j’ai attaqué ma série de compilations Beach Diggin’. L’odeur des caisses poussiéreuses explorées pendant des heures, les perles dénichées, le plaisir de les associer à d’autres merveilles de leur genre. Ca plus ça, plus ça, ont fait revenir l’envie de reprendre les dj sets. Comme une accoutumance de laquelle j’avais décroché malgré moi et qui s’est rappelée à mon bon souvenir.

Alors j’ai replongé.

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